L'éleveur d'acariens prédateurs Koos parle de l'avenir de la lutte biologique contre les ravageurs

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L'éleveur d'acariens prédateurs Koos parle de l'avenir de la lutte biologique contre les ravageurs

Les agents de lutte biologique prennent une importance croissante en tant qu'alternative durable aux produits chimiques en agriculture et en horticulture. Koos van Spronsen, responsable de production chez Koppert, joue un rôle clé dans la production d'acariens prédateurs, ces petits organismes essentiels à la lutte contre les ravageurs courants. Dans cet entretien, il partage son point de vue sur l'importance grandissante de la lutte biologique et le développement de solutions durables pour une horticulture et une agriculture plus saines.

Les racines de Westland

Koos a des liens profonds avec l'horticulture, ayant passé son enfance entouré de serres. « Je viens de la région de Westland et j'ai grandi au milieu des serres », explique-t-il. « Mon père et mon grand-père étaient jardiniers, et j'ai toujours travaillé avec des aubergines, de mon enfance à mes études. » Il a ainsi pu observer de près la lutte contre les ravageurs, menée à l'aide de méthodes biologiques et chimiques.

Travailler dans la lutte antiparasitaire pouvait sembler un choix logique, mais pour Koos, c'est en réalité le fruit du hasard. « Lors de mon travail avec les aubergines, j'étais confronté aux ravageurs et j'utilisais des méthodes de lutte biologique et chimique, mais pour être honnête, j'y suis arrivé chez Koppert par accident. » Sa carrière chez Koppert a débuté comme spécialiste des cultures, se concentrant d'abord sur les insectes, puis ajoutant les acariens prédateurs à ses compétences.

Leçons précieuses

Au cours de ses douze années de service, Koos a tiré de précieux enseignements de son métier. L'un d'eux est inscrit sur un carreau de son bureau : « Une bonne alimentation, c'est manger des œufs entiers. » Cette expression signifie que la qualité des aliments dépend de bonnes conditions de base, notamment la lutte antiparasitaire.

Évolutions positives

Koos est optimiste quant à l'avenir de la lutte biologique contre les ravageurs. « Le secteur se développe rapidement. Les gouvernements interdisent de plus en plus l'utilisation de pesticides chimiques, et l'alternative, bien sûr, réside dans nos agents de lutte biologique. » Autre évolution constatée par Koos : « L'opinion des consommateurs évolue ; ils privilégient de plus en plus les aliments à faible impact environnemental et sont plus attentifs à leur santé. »

Pourquoi la lutte biologique ?

L'utilisation d'acariens prédateurs présente des avantages indéniables par rapport aux pesticides chimiques, Koos citant la sécurité comme principal atout. « Nos aliments sont bien plus sûrs grâce à la lutte biologique. » Les acariens prédateurs ne représentent aucun danger en dehors de la serre, explique-t-il : « Dès qu'un insecticide ne détecte plus une infestation, celle-ci ne peut tout simplement pas y survivre. »

Une erreur fréquente consiste à ne commander des acariens que lorsque le ravageur est visible. « Or, il faut introduire des acariens prédateurs avant même l'apparition du ravageur. On dispose ainsi d'une véritable armée d'acariens dans la culture, et le ravageur n'a aucune chance », explique-t-il, soulignant l'importance des mesures préventives.

Des acariens prédateurs pour tous

Enfin, Koos se réjouit de l'initiative d'Insect Heroes visant à proposer des acariens prédateurs aux particuliers pour protéger leurs potagers, leurs plantes d'intérieur et leurs serres. « Koppert se concentre sur le marché professionnel, mais il est clair que le marché domestique joue un rôle important dans la sensibilisation à la sécurité alimentaire », conclut-il, soulignant l'importance des agents de lutte biologique pour tous.


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